Les membraphones

Publié le 24/10/2011 à 08:14:20 par Patrice CRONIER

Les membranophones

Un membranophone est un instrument dont le son est produit par la mise en vibration d’une ou de deux membranes. Ce sont en général des tambours.
 

On trouve à Mayotte trois types de tambours :

• Un tambour sur cadre à une seule membrane appelé tari.

• Un tambour sur cadre à une seule membrane équipé de cymbalettes appelé daf.

• Une famille de tambours cylindriques à deux membranes appelés collectivement ngoma.

 

Le tari

C’est un tambour sur cadre à une seule membrane originaire du monde arabo-persan.

L’objet est assez lourd et massif. Le cadre est monoxyle, il est réalisé à partir d’une rondelle de bois, une tranche de jaquier pour le modèle présenté ici. Cette tranche de bois est ensuite évidée de façon à ne conserver qu’un anneau dont la face externe est bombée. La peau de cabri est collée et boutonnée sur ce cadre au moyen de chevilles de bois.

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Le daf

Le daf, originaire du Moyen-Orient arabo-persan, accompagne souvent le tari. Comme lui, c’est un tambour sur cadre à une seule membrane, mais il est pourvu de cymbalettes qui s’entrechoquent quand on le secoue, exactement comme le tambourin moderne occidental dont il est d’ailleurs le prototype.

C’est surtout son aspect idiophone qui est recherché à Mayotte. Sa membrane joue un rôle secondaire qui est déjà tenu par le tari. Ce sont même souvent des tambourins sans membrane qui sont utilisés sous le nom de daf, ce qui prouve que l’essentiel réside dans le bruissement des cymbalettes.

Contrairement au tari qui possède une tradition de fabrication locale, le daf, apparemment, n’est pas fabriqué à Mayotte.
 

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Les ngoma

En shimaore comme en kiswahili, le terme « ngoma » désigne à la fois les tambours et les danses que ces tambours accompagnent.

La famille comprend trois types de tambours à deux membranes. Les peaux sont cerclées. La tradition veut que l’une de ces peaux provienne d’un cabri mâle et l’autre d’un cabri femelle. Elles sont tendues au moyen d’une corde lacée en « N ».

Ces tambours sont, le plus souvent, tenus légèrement inclinés par rapport à l’horizontale, de façon à pouvoir jouer sur les deux peaux. Ils sont suspendus au niveau du bassin du musicien au moyen d’une corde qui passe en diagonale sur une épaule et derrière le dos. Ils sont posés en travers des cuisses quand les musiciens sont assis.

Le plus gros de ces tambour est le msindriyo. Il sert à marquer la pulsation.
Le même terme de msindriyo sert à désigner les broderies rythmiques jouées sur l’un des tari au cours d’un deba.

Les tambours intermédiaires sont les fumba, mais on les appelle souvent simplement ngoma. Le tambour le plus étroit s’appelle dori.
 

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Les différents instruments

Présentation

Idiophones

  • Les mbiwi

  • Le mkayamba

  • Le kantsa

  • Les masheve

  • Le daf

  • Le patsu

  • Le garandro

  • Le tsakarateky

  • Le mortier

Membranophones

  • Le tari

  • Le daf

  • Les ngoma

Cordophones

  • Le gabusi

  • Le ndzendze

  • Le ndzendze ya shitsuva

Aérophones

  • La ndzumari (ou nzumara)

  • L’accordéon

  • La flûte

  • Le sifflet

  • Le baragumu

 

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